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Kirghizstan

Du 21 juillet au 11 août 2013

Voyage en terres kirghizes…

22 juillet, 5h30, arrivée à Bichkek. Nous sommes perdus de bon matin dans le centre ville, désert. La capitale est l’illustration pleine et parfaite de ces villes ayant subi l’héritage soviétique que l’on rencontrera tout au long du séjour : grandes avenues surdimensionnées, bâtiments de béton et statues de Lénine au milieu de parcs défraichis.

Bref, vous l’aurez compris, l’intérêt du Kirghizstan ne réside pas dans ses villes !

Cap sur Karakol pour apprécier ce qui fait le charme du pays : ses montagnes ! On est ici au bout de la chaîne de l’Himalaya, qui offre encore de beaux sommets enneigés à plus de 5000m et des vallées inexplorées. Nous partons pour un trek de 4 jours en autonomie…(ce qui nous a valu 2 jours de préparation et un lexique « Russo-kirghizo-langues des signes » épuisé !!). Départ de Jeti Öghüz, où s’élèvent les sept falaises de grès rouge qui ont donné leur nom au village (« les sept taureaux »). On traverse la « vallée des fleurs », qui n’est pas fleurie au mois de juillet. Nous passons ensuite au col de Teleti (3800m d’altitude) pour redescendre au Karakol Base Camp où des alpinistes ukrainiens tentent des ascensions qui n’ont plus été réalisées depuis de nombreuses années. Nous franchissons un nouveau col à 3860m d’altitude après le passage auprès du fameux lac « Alaköl », d’un bleu azur profond, illuminé par la blancheur du glacier qui s’y jette et les sommets vertigineux qui l’entourent. Deux options s’offrent à nous à la descente :

- Option occidentale qui contourne un névé raide dans une pente à 45 degrés

- Option kirghize, droit dans la pente en « luge sur sac à dos de 30kg » en espérant ne pas dévaler les 300m de dénivelé en une fois….

(vous devinez l’option finalement choisie !) Nous marchons encore 5h après le col pour rejoindre Altyn Arashan.

Après cette journée harassante…(10h de marche quand on a arrêté de compter), on s’installe dans le jardin d’une famille où les 4 enfants nous aident à monter la tente ! La soirée se déroule version locale : 15 personnes autour d’une table basse, 25 plats sur la tables où chacun pioche à foison ! On mange probablement le meilleur repas de notre séjour au son des chants russes, kirghizes et…français (« Aux champs Elysées »… ça marche partout ! Merci Joe !)

Changement radical de décor et d’ambiance quelques jours plus tard à Cholpon Ata. Au bord du lac Issik Kul, la ville fait figure de station balnéaire où se pressent les riches voisins russes et kazakhes. Au programme : jet ski, parapente ( sans pente) tiré par un bateau à moteur et plages bondées. Dans la plus pure tradition soviétique, les hommes (et les femmes aussi !) bronzent debout, bras écartés. En lieu et places de nos « chichis, chouchous, beignets » c’est poisson fumé, vodka et boulettes de yaourt séché (ça a le goût du parmesan, en gros). On se ressource ici à grand renfort de baignade et d’ingestion de Chachliks (brochette de mouton délicieuses) avant de mettre cap sur Koshkor.

Koshkor, 16000 habitants, ne dénote pas des autres villes et villages kirghizes : rues larges au goudron éventré, blocs de béton et Lénine (toujours) à l’entrée d’une usine désaffectée. On s’aventure donc très vite en dehors ! Direction le lac de Song Köl pour un trek de 4 jours. C’est munis d’un guide local (tellement local que mis à part le fait qu’on le suit, nos échanges sont sporadiques) que nous rallions les camps de yourtes au bord du lac. Les « Jailoos » (pâturages) sont investis du mois de mai jusqu’au mois de septembre par les éleveurs kirghizes. Yourtes blanches sur l’herbe verte, peuplée de centaines de chevaux et moutons et lac bleu reflétant les montagnes. Bref, ici, c’est un peu paradisiaque !

Après un aller retour à Cholpon Ata pour raisons bancaires (les soviétiques ont dû se fâcher avec Mastercard !), on part explorer les vallées au sud de Koshkor à cheval cette fois ci. Trois jours de canasson… qui en fait n’en seront que deux (notre guide étant encore plus « local » que le premier…sans avoir oublié d’être muet, ou bête.. à voir). On est accueilli par une adorable famille kirghize : La mère, le père et les trois enfants, dont le petit dernier, Samar, est déjà grand comédien du haut de ses deux ans ! On retrouve ici un couple de canadiens avec leur fils de 8 mois. Le petit bout de choux est comme un coq en pâte au milieu de la yourte et des traditions kirghizes. L’arrivée à cheval sur les rives du lac Köl Ükök est splendide. Après une montée à pieds au lac glaciaire de Köl Tör, on assiste en redescendant à une partie de « Bouzcachi ». Imaginez un match de rugby à cheval, avec une dépouille de chèvre décapitée en guise de ballon ! Emotions et sensations garanties ! Nous remontons sur les chevaux le lendemain pour rejoindre Koshkor par un col, dont la descente nous permet de tester nos qualités (grandissantes) de cavaliers. La fin du périple se profile. On rassemble nos esprits et nos images gravées dans la tête.

Notre voyage d’un an nous avait mené dans des contrées riches et variées. Mais ce séjour en terres kirghizes fut une vraie découverte de paysages différents, d’une culture inconnue, de langages à l’alphabet déconcertant et d’une histoire propre à ces peuples d’Asie Centrale.

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Laure et Olivier

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