Bolivie

Du 2 mai au 8 juin

7 Juin : Isla del sol

Dernière étape de notre découverte de la Bolivie et encore une destination mythique : le Lac Titicaca. Nous débarquons sur l’Isla del Sol (l’île du soleil) et immédiatement, paysages et atmosphères magiques se dégagent de ce lieu. Le charme du lac Titicaca opère. En quelques mots, c’est une vraie carte postale : cochons, ânes et vaches qui dorment ou courent sur la plage, barques colorées, femmes travaillant aux champs en tenues traditionnelles, ruines incas nées de la légende de la naissance du soleil sur cette île. Et puis le fameux lac, d’un bleu profond, dominé au loin par la cordillère royale et ses sommets à 6000 m.

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4 juin : Dans la jungle amazonienne

« tss, tss, tss », « piou, piou, piou », « croa, croa, croa », « hou, hou, hou », ça gazouille, ça crépite, ça crie tout autour de nous. Ajoutez à cela le craquement des troncs d’arbres, le bruissement des feuilles et le claquement des lianes ; aucun doute, nous sommes bien dans la jungle.

Nous changeons radicalement d’atmosphère en quelques heures de bus (en vérité 20h de bus sur une piste caillouteuse, boueuse, les roues à quelques centimètres à peine du précipice… bref, que du bonheur !). Nous passons de la rigueur climatique de La Paz à la tiédeur envoûtante de Rurrenabaque, en pleine forêt amazonienne. Ici, on retrouve une atmosphère similaire au Laos ou au Cambodge : zénitude, tongs,  à 6 sur une mobylette, restos et bar ouverts sur la rue et la rivière…

Deux heures trente de pirogue sur le rio Béni et nous entrons dans la réserve nationale du parc Madidi, un bijou de biodiversité, où pendant 2 jours, accompagnés de notre guide Dani, nous débusquons toutes sortes d’animaux, d’insectes et autres plantes médicinales. On a donc découvert des « macaws », singes macaques plutôt farouches, des perroquets splendides et nerveux, des phacochères se déplaçant en troupeaux de 200, des araignées, des fourmis géantes, un oiseau charpentier (qui grâce à une couche éponge entre son cerveau et son crâne n’a jamais de maux de tête !). Et puis notre sortie nocturne (légèrement angoissante…) nous a permis de voir des tarentules, un fan, pleins d’autres trucs qui volent et qui rampent.

Bref, vous l’aurez compris, on a aimé se prendre pour des explorateurs, mi-tarzan, mi-Crocodile Dundee, le temps de quelques jours. (Les moustiques et fourmis rouges ont eux aussi beaucoup aimé nos mollets, mais ça, c’est une autre histoire…)

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2 juin :  Aux couleurs du Gran Poder.

Réveillés par la musique et les cris, nous assistons ébahis au Festival du Gran Poder dans les rues de la Paz. De quoi découvrir tout le folklore bolivien. Pour voir le reportage, cliquez ici.

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27 mai : A 6000 mètres !

Les Andes, magnifique chaîne de montagnes, offrent une multitude de sommets à gravir. Cela fait presqu’un mois que l’on navigue à plus de 3500 mètres sur les hauts plateaux boliviens. Les derniers jours passés à La Paz, à près de 4000m, finissent de parfaire notre acclimatation.

Nous voilà donc partis pour l’ascension du Huayna Potosi, qui culmine à 6088m. On se retrouve en haute montagne, avec cet air vivifiant et rare qui se fait sentir. Après quelques exercices de remontées sur cordes, le jour J approche. La dernière nuit au camp de base à 5100m est très courte : couchés à 18h30, levés à 00h30. C’est donc à la frontale que l’on part dans la nuit étoilée. L’ascension de 5h n’est pas trop difficile techniquement mais, ô combien éprouvante physiquement… Impossible de trouver le bon rythme, le manque d’oxygène se faisant toujours ressentir !

Le bonheur, comme souvent en montagne, sera au sommet, le sentiment d’accomplir, chacun à sa mesure, un exploit, de concrétiser un rêve. Pleins d’émotions sur ce bout de toit du monde, le souvenir pour moi de ce voisin qui revenait souvent d’expéditions chargé d’images et d’histoires, ce qui a fait naître chez moi cette passion pour la montagne.

Et puis, il y a la fierté d’être au sommet, de réaliser une nouvelle fois pendant ce voyage, plus qu’un rêve, un accomplissement.

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12 mai : Voyage au centre de la terre.

Potosi, 180 000 habitants, perchée à 4000m d’altitude est l’ancienne capitale monétaire du monde. Symbole de fortune pour les conquistadors espagnols, la ville doit son nom et aujourd’hui sa renommée à sa montagne qui la domine, « El Cerro Rico ».

Dans les entrailles de ce « cerro » au dessus duquel trône bien sûr la vierge, se déroulent des kilomètres et des kilomètres de galeries minières exploitant les filons d’argent, de cuivre et de zinc. Vers 1550, les colons espagnols se sont donc empressés d’exploiter la mine (en exploitant par la même occasion les indigène incas qui avaient découvert la présence des minerais). Potosi fut donc l’endroit où l’on frappa la monnaie pour la couronne d’Espagne  à la fin du 16ième siècle. Aujourd’hui, l’héritage colonial est encore très présent dans l’architecture, les rues pavées, les balcons en bois sculptés ou les imposantes portes cochères donnant sur de charmantes cours.

La mine, elle, continue de fonctionner et plusieurs coopératives exploitent le Cerro Rico. Tous les 50 m dans les rues de la ville, on nous propose la visite d’une mine. Mais, faut il y aller ? Dilemme du voyageur, qui parfois devient touriste parce qu’il faut bien découvrir des choses et que peu d’entre elles échappent aux circuits organisés. Est ce nécessaire d’aller voir des hommes qui risquent leur vie (et qui ont une espérance de vie bien inférieure aux autre) dans ces mines, dans des conditions épouvantables ? La réponse est OUI !

Ce fut premièrement une vraie expérience qui remet les choses à leur place. On se serait presque cru dans Germinal : conditions précaires, pas de sécurité, gueules cassées (nous rencontrons deux mineurs de 25 et 29 ans qui en paraissaient plutôt 35 et 40 !). Chose plutôt agréable, les mineurs étaient contents d’échanger avec nous et de nous faire découvrir leur métier. Nous nous sommes arrêtés à plusieurs reprises pour parler avec eux. La façon  de visiter la mine est alors très importante. Nous étions un groupe de 4 accompagnés par un guide qui a lui même travaillé dans la mine il y a quelques années. La mine était en pleine activité et il y avait un vrai respect de leur travail. Et puis, nous avons vécu des scènes plutôt insolites : sur le marché des mineurs, on a même pu acheter de la dynamite (en vente libre dans toute la Bolivie !). Nous avons également fait la rencontre de « El Tio », le diable de la mine, que les mineurs vénèrent afin qu’il les protège et leur permette de découvrir de nouveaux filons. Le rituel de vénération se fait à l’alcool à 96 °…nos estomacs s’en souviennent encore !

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7 mai : Passe moi le sel !

Du blanc, du blanc, du blanc… bref, une étendue banche se déroule devant nous à perte de vue. Nous sommes au fameux Salar de Uyuni. Point final de notre escapade de 4  jours au Sud Lipez, le Salar de Uyuni est aussi un des lieux mythiques de notre « liste de voyage ».

Comme toute destination phare, on a déjà vu et revu des images, tout le monde en parle et c’est touristique…oui, MAIS. Entendre crisser ses pas en foulant cette mer de sel, voir le blanc prendre une teinte orangée au lever du soleil, se sentir tout petit ou immense en jouant avec la perspective infinie, monter au sommet de l’île Incahuasi d’où l’on domine les 12000m carrés du salar et s’offrir le luxe d’un « déjeuner sur sel », seuls, au milieu de rien…et bien pour tout cela, on ne pouvait pas omettre de parler du salar.

Le Salar de Uyuni est le plus vaste désert de sel du monde et représente un tiers des réserves de lithium exploitables de notre chère planète. Il mesure 150 kilomètres sur 100. Il y a 10 000 ans, le salar était une partie d’un lac salé, le  Lago Minchin, un lac préhistorique géant. En s’asséchant, il laissa derrière lui deux petits lacs encore visibles et deux grands déserts de sel, dont le démesuré salar de Uyuni.

Bref, il n’y a rien dans cette immensité, et pourtant on ne s’est pas ennuyés. Après avoir débusqué des trous d’eau pour piquer des cristaux de sel, fait un concours de sauts, une séance photo et un déjeuner, on était….salés !!

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6 mai : 30 millions d’amis

A poils longs ou à poils courts, sauvages ou en troupeaux, ils paissent, ils chassent, ils courent, les animaux du Sud Lipez. Il ne se passe pas une heure sans apercevoir lamas, Flamand-roses, moutons, autruches ou vigognes au détour d’une colline ou d’une lagune.

Parmi les animaux les plus typiques de ce territoire, citons les Lamas ou Alpagas élevés pour leur laine (une des plus chaudes !) et leur viande. Les Flamand-roses « andins », « chiliens » ou « james » peuplent la plupart des lacs glacières. Dans les ruines ou les canyons asséchés, on débusque des Vizcachas, sortes de marsupiaux aux longues pates arrières similaires aux kangourous, avec des oreilles de lapins.

Les vigognes, qui ont la couleur des Guanacos (aperçus en Patagonie), mais de plus petite taille, se contentent d’observer la voiture passer et fuient à la moindre tentative d’approche. Enfin, le désert laisse échapper un « Zorro » (renard) qui, effrayé par le bruit du moteur a lâché sa proie (un pauvre lièvre inoffensif) à quelques centimètres de la piste. Bref, pour mieux les apprécier, on vous laisse avec eux, en image !

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4 mai : au pays des merveilles

Comment résumer 5 jours où chaque minute nous offre des paysages plus splendides les uns que les autres ? Comment expliquer à chaque seconde les explosions de couleur devant nos yeux ?

Nous sommes partis  de Tupiza, à quelques encablures de la frontière Bolivie / Argentine pour rejoindre Uyuni, en 4 jours. Dès la sortie de la ville, nous ne mettrons plus une seule fois les pneus sur l’asphalte ! C’est une excursion digne d’un Dakar qui nous attend, sans la course.

Parmi les découvertes les plus époustouflantes, la « Ciudad del Encanto », le 1er jour, fait figure de château de sable émergé comme un champignon en plein désert. Formation naturelle due à l’érosion, à la pluie et au vent, cette cité enchantée a pris des formes hallucinantes (un ange, une cathédrale et des moines s’y cachent). Au fil de la piste, on s’arrête le temps d’un déjeuner ou d’une nuit dans des villages en pisé et en terre qui n’ont l’électricité que quelques heures par jour. Un village fantôme abandonné par ses habitants il y a plus de cent ans, une fois les réserves d’or épuisées, nous offre à l’aube une vue irréelle.

A l’entrée dans la « Reserva Nacional de Fauna Andina » (réserve national de faune andine), c’est un enchaînement de paysages contrastés, changeants, aux couleurs chatoyantes. Du désert de Dali (qui présente des formations rocheuses bizarres, sorties de nulle part, similaires aux tableaux de l’artiste), à la Laguna Verde surmontée de son volcan Licancabur culminant à plus de 5600m, en passant par les geysers de Huaykkajara à la laguna colorada et ses flamand-roses, nous ne savons plus où donner de la tête !

Le Sud Lipez renferme un des trésors géologiques les plus riches au monde. Il est étonnant d’imaginer tant de paysages différents habités par des populations souvent d’origine Inca, perchés entre 3000 et 5000m d’altitude. La faune également nous a marqué par sa diversité, mais on garde nos amis les bêtes pour le prochain sujet.

4 Comments to “Bolivie”

  1. odile dit :

    plein les yeux ! même sur mon écran d’ordinateur je vois la magie des couleurs et la pureté des lignes . j’avais hésité entre l’Asie et la Bolivie pour partager avec vous quelques semaines…j’ai adoré l’Asie mais , mais …je crois que je craque déjà pour ce pays . Vite vite d’autres images pour nous faire encore et toujours rêver

    bizzzz

  2. Claudie dit :

    Whaouh! Un petit mois que je n’avais pas visité votre site, vacances et ponts de Mai obligent… Toujours le même enchantement, la même qualité de reportages et de photos, le même dépaysement et l’envie d’en voir toujours plus. Merci pour tout, continuez et prenez soin de vous! A bientôt pour le prochain « reportage ».

  3. Laurence dit :

    Encore une fois des reportages magnifiques qui nous permettent d’être un peu avec vous.
    Prenez soin de vous et à très bientôt pour d’autres aventures…

  4. Anne Laure dit :

    Ben, il est où le taxi? ;)

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Laure et Olivier

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